2019-12-11

Mercredi 11 décembre 2019

Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol, Mind Energy, 1985


Pour briser la norme selon laquelle seul un sentiment intérieur ou une intériorité importe, le travail de l'artiste doit être visualisé comme une infrastructure urbaine. La culture visuelle est liée au signe et, comme le peintre, un signifiant extérieur, un contexte, est nécessaire. 


D'après mon expérience, les arts visuels, comme la musique et la littérature, ne sont actuellement, qu’une facette d'une procédure systémique de communication et d’intermédiation avec d'autres signifiants et l'environnement, tels que l'architecture, le cinéma et les pratiques architecturales. Il s'agit du processus par lequel la dimension culturelle, mise en évidence par la technologie, se construit et se combine avec la dimension physique et ses conditions techniques et architecturales. 


Le besoin de cette série, qui est en même temps un texte [?], ne peut être répondu à un degré de fidélité aux expériences et à la fonction d'une ville, que par le biais de la création d'une esthétique formelle et d'une écriture conceptuelle spéculative qui nous permettra de comprendre comment ville et culture sont si étroitement imbriquées et comment elles sont définies par leur passé. 


Étant donné la façon dont notre monde est distrait par la technologie… 


L'idée de devenir une société "autosuffisante", le désir de fabriquer et d'utiliser la technologie à cette fin, sacrifient les fondamentaux de la nature humaine. 


Le monde en ligne a changé la nature de l'expérience humaine. Nous vivons maintenant nos vies dans des cocons d'information. Notre compréhension de nous-mêmes et de notre place dans le monde a été réduite à une simple question : sommes-nous en ligne ou hors ligne ?
Pierre-Luc VERVILLE