2018-12-15

Réjean. Néo-automatisme

Depuis les années 60, Réjean s’intéresse à l’abstraction comme moyen de véhiculer des expériences phénoménologiques, voire mystiques. À la suite des automatistes, il adopte un langage plastique non préétabli : « une forme en appelle une autre jusqu’au sentiment de l’unité, ou de l’impossibilité d’aller plus loin sans destruction » (Borduas, 1948). Dans Sans titre (2015), il interprète picturalement l’expérience d’un jet de lumière lui étant apparu de manière inexplicable. Son travail pose plusieurs questions sur les limites de l’œuvre d’art, sur le parergon (Derrida). Par exemple, dans Sans titre (2008), le cadre et la toile sont confondus par les coups de pinceau qui apparaissent indistinctement sur l’un et sur l’autre.
Réjean, Sans titre, 2008, acrylique sur toile et sur cadre en bois, 35,02 cm x 45 cm

Réjean, Sans titre, acrylique sur toile et cadre en bois, 35,02 cm x 45 cm

Réjean, Sans titre, 2008, acrylique sur toile, 51 cm x 61 cm

Réjean, Sans titre, 2010, acrylique et collage sur toile, 51 cm x 61,03 cm

Réjean, Sans titre, 2000-2010, acrylique sur toile, isorel, éléments magnétiques, 42,04 cm x 52,08 cm

Réjean, Sans titre, 2000, acrylique et collage sur bois, 23,06 cm x 28,07 cm

Réjean, Sans titre

Réjean, Sans titre, 2015, acrylique sur toile, 47 cm x 54 cm
Pierre-Luc VERVILLE