2018-11-18

Du titrage de mes œuvres

Le titrage de mes œuvres artistiques que j'effectue par cadrage, est ce que je voudrais maintenant investiguer. Il y a une corrélation entre le travail artistique visuel et le travail artistique auditif. [Couplage entre deux idées : cela permet d'élaborer le paragraphe (méta-)]. La question des titres, en général, est valable à double sens. Je m'explique. Cela contribue autant à qualifier le résultat du faire que sa problématique quant à sa portée sociale. Les titres, en effet, sont, dans le monde de l'art, une nomination, au sens de valorisation qu'attribue la société. Une idée en entraînant une autre, on est alors conduit à s'attarder à la question de la valeur esthétique de l'ergonomie, j'entends par là la législation de l’œuvre. Si certains, comme Beuys et Kaprow, ont été jusqu'au franchissement de la frontière entre art et vie, c'est que l'éthique et l'esthétique communiquent.

1. Comparaison entre le vocabulaire disciplinaire de la musique et des arts visuels

Le monde de la musique, dans son rapport au vocabulaire (littéraire), renvoie à quelque chose de généralement plus abstrait que celui des arts visuels (ou plastiques). Si je parle d'une mélodie à caractère aigu et ascendant, par exemple... - Disons plutôt un motif mélodique, car le caractère ascendant d'une portion musicale, me semble-t-il de prime abord, saurait plus souvent se remplir comme condition qu'une entière mélodie. Cela ne pourrait-il pas être vrai du caractère court d'un moment musical ? En fait, il est connu que le motif, la mélodie et l'œuvre musicale se correspondent quant à leur capacité à remplir certains types de conditions. Si je mentionne le nom des notes, je suis en train de faire une analyse essentiellement descriptive. Or ce type d'analyse, lorsqu'il passe par la transcription, est très formateur. Il nécessite une bonne oreille relative. Le prélèvement de la structure aussi demande des capacités d'écoute. Cette une analyse qui en appelle à la mémoire. Néanmoins, l'instrumentation d'une pièce compte aussi parmi les éléments de la musique les plus concrets qu'il s'agit de relever lorsqu'il s'agit d'appréciation. [Certaines thèses sont plus longues à défendre que d'autres (méta-)]. Lorsqu'il s'agit de comprendre la dialectique de l’abstrait et du concret dans la musique, il importe d'évoquer l'attaque du son. Frapper ou frotter n'est pas sans résonance métaphorique, et un compositeur comme Helmut Lachenmann, on un peintre comme Jackson Pollock.

2. Helmut Lachenamann, Mouvement

Subtilité : cela caractérise bien le début de Mouvement de Lachenmann. Cette pièce n'est pas étrangère à la manière dont nous pourrions évoquer le péristaltisme (il est question de mouvement après tout). Naturalisme musical ? Tantôt boisé, tantôt métallique. Arpégé, sinon saccadé. Olivier Messiaen est évoqué. Le thème du corporel : qui peut se développer d'une grande quantité de façon. Déjà qu'un compositeur aborde musicalement ce genre de thème est moderne. C'est une prise de conscience méta-artistique.

3. Du titre des œuvres de computer jazz ou jazz informatique

Pédagogie du comment titrer son œuvre, la question du titre du fait se pose dans le champ actuel de mes investigations : le jazz. Le jazz que je propose est limite. C'est un jazz influencé par le Frank Zappa de la période des années 1980 à 1990. Le synclavier, cet important outil de composition de l'informatique musicale, y occupe une place prépondérante. La version pour synclavier de la pièce The Black Page me fascine particulièrement. De la composition j'admire la balance et complexité mélodico-rythmique, sur une harmonie simple. À la différence des performances standards du jazz, les exécutions de l'échantillonneur sont ultra-précises et mécaniquement nuancées. Jazz informatique.
Pierre-Luc VERVILLE