2018-10-01

Surinformation

Dans un monde de surconsommation de la surinformation, autrement dit dans une société surmoderne (en utilisant ce néologisme, je m'oblige à faire une petite recherche pour vérifier qui en est le père. Marc Augé s'y réfère pour décrire une époque de « surabondance événementielle » - le happening est partout, mais il est aussi démesuré. Il suffit de penser à un événement comme Burning Man pour s'en convaincre. Cette rencontre artistique annuelle frôle la folie, le non-lieux ou l'hétérotopie, le gigantesque, le titanesque, le sublime, Kant, - de « surabondance spatiale » et de « d'individualisation des références ». Comment peut-on encore communiquer ? Et que dire de la communion ? Discours de sourds.) le sujet est à la fois déboussolé et en proie à un sentiment d'inaccomplissement personnel. [Enchaînement automatique d'idée...?]. Cette omniprésence du happening conduit à... une conséquence autre.... Paul Valéry abordait déjà cette omniprésence événementielle lorsqu'il discutait de la reproductibilité technique.

Paul Ricoeur disait avoir appris à toujours prendre le taureau par les cornes lorsqu'il butait contre un problème.

La machine ne pourra jamais adorer Dieu.

En tant qu'artiste-théoricien, le je est très important. Ironiquement, mon mémoire de maîtrise en arts visuels et médiatiques, je l'ai écrit à la troisième personne du singulier, bien qu'il parlait de moi et de mon œuvre - soi-même comme un autre.
Pierre-Luc VERVILLE